Coûts des énergies renouvelables

Quel est le coût de revient des énergies renouvelables ?


Le développement de la production énergétique d’origine renouvelable est étroitement lié aux coûts économiques qu’elle nécessite et à la rentabilité qu’elle génère. Les éléments suivants mettent en perspective le coût de revient en € TTC de la production de 1 MWh sur quelques filières et les rapportent aux énergies couramment utilisées (fioul domestique, gaz et électricité), mais aussi aux actions de maîtrise de l’énergie dans l’habitat, axe incontournable pour l’atteinte des objectifs de réduction des consommations énergétiques.

Les calculs sont effectués sur la base des données économiques actuelles (coûts d’installation, de maintenance, d’assurance, du combustible en 2015) mais sur une durée de fonctionnement de 20 ans, afin de prendre en compte des coûts d’exploitation souvent faibles. Les éléments présentés sont calculés à partir de données économiques recensées par l’AREC auprès de ses partenaires et croisés avec les résultats d’une étude menée par l’ADEME sur les coûts des énergies renouvelables [1].

Analyse du coût de revient des énergies renouvelables

Le diagramme met en évidence un écart-type important entre les différentes filières productrices d’énergie d’origine renouvelable. Les filières solaires chez les particuliers, bien qu’ayant amorcé une baisse des coûts sur les dernières années, sont encore onéreuses et non concurrentielles, si elles ne sont pas aidées, par rapport aux énergies conventionnelles. En revanche, d’autres filières comme les pompes à chaleur des particuliers, le solaire thermique ou photovoltaïque collectif ou la méthanisation sont d’ores et déjà concurrentielles. Enfin, le bois énergie, les pompes à chaleur collectives, la géothermie profonde, l’éolien et les centrales photovoltaïques au sol atteignent un niveau de coût compétitif avec les énergies conventionnelles.

Le second enseignement de cette mise en perspective est la faiblesse des investissements nécessaires à l’évitement énergétique. En d’autres termes, le MWh supplémentaire à produire, qu’il soit renouvelable ou non, coûte davantage que le MWh évité. L’isolation des combles est l’opération de maîtrise de l’énergie engendrant, de très loin, la meilleure efficience. Le constat est plus tempéré mais reste valable pour une rénovation globale.

 

[1] Coûts des énergies renouvelables en France, ADEME, Edition 2016.