Précarité énergétique


La loi Grenelle 2 définit comme étant en situation de précarité énergétique « une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat ». Les travaux de l’Observatoire National de la Précarité Énergétique (ONPE) préconisent d’étudier également le phénomène sous l’angle des déplacements des ménages. On parle alors de vulnérabilité énergétique. 

Taux d'exposition des ménages à la précarité énergétique

Mis à jour le 25/09/2018

 

 

En Nouvelle-Aquitaine, un ménage sur quatre est concerné par le phénomène de la vulnérabilité énergétique (chiffre 2014, source INSEE). On observe une forte disparité du nombre de ménages vulnérables en fonction des anciennes régions. L’ex-région Limousin est la plus touchée : le taux de précarité liée au logement y est nettement supérieur aux observations nationales (24,2 % contre 14,7 %). Le taux de vulnérabilité énergétique liée au carburant est particulièrement élevé sur l’ensemble de la région (13,8 % contre 10,6 % en France métropolitaine). Le caractère rural et dispersé du territoire entraine, en effet, des distances de déplacements importantes pour les ménages. L’ex-région Aquitaine, plus urbaine que l’ex-région Poitou-Charentes et l’ex-région Limousin, présente un taux d’exposition des ménages à ces formes de précarités moins élevé (mais un plus grand nombre de ménages).

Les cas les plus préoccupants sont les 3,5 % des ménages de la région concernés par une double vulnérabilité énergétique liée à la fois au logement et aux déplacements. L’ex-région Limousin est le territoire le plus exposé (6,1 % des ménages). La situation de ces ménages est avant tout associée à des niveaux de revenus faibles, voire très faibles.