Besoins énergétiques régionaux


La consommation régionale d'énergie finale à climat réel est en diminution en 2018 (- 1,4 % par rapport à 2017), pour atteindre 169,9 TWh (données provisoires). Après une diminution de 1 % en 2017 par rapport à 2016, la tendance à la baisse se confirme, du fait notamment d'un repli marqué des besoins énergétiques dans les secteurs résidentiel et tertiaire.

Depuis 2010, la consommation régionale d'énergie finale à climat réel a diminué de 5,7 %.

Corrigée des variations climatiques, la consommation régionale d'énergie finale diminue de 0,2 % en 2018 par rapport à 2017 (données provisoires), après une baisse de 1,1 % en 2017 par rapport à 2016.

Depuis 2010, la consommation régionale d'énergie finale à climat de référence a diminué de 0,6 %.

 

Les données sur les consommations régionales d'énergie sont consolidées jusqu'en 2016.

les données 2017 sont semi-définitives et les données 2018 sont provisoires.

 

Infographie : répartition des consommations régionales d'énergie finale à climat réel par secteur - données 2018

Sources : SDES, DREAL, DRAAF, ADEME Nouvelle-Aquitaine, Région Nouvelle-Aquitaine, ADEME (Clim'Agri), AREC, ATMO Nouvelle-Aquitaine, Alec, SER, AFPAC, AFGNV, Observ'Er, Gestionnaires de réseau de transport et de distribution d'électricité et de gaz

Mise à jour : février 2020 (données novembre 2019)

Répartition par secteur : le transport et le résidentiel sont les premiers postes de consommation d'énergie finale

Les secteurs des transports et du résidentiel représentent, à eux deux, près de deux tiers de la consommation régionale d'énergie finale. L’importance des deux premiers secteurs en région s’explique par le caractère rural du territoire régional. Dans le cas du transport, il s’agit quasi exclusivement de consommation énergétique du mode routier, qui écrase tous les autres modes. Le poids du secteur résidentiel se justifie par les caractéristiques du parc de logements, a savoir en majorité des maisons individuelles relativement anciennes.

répartition des consommations régionales d'énergie finale à climat réel par énergie - données 2018

Sources : SDES, DREAL, DRAAF, ADEME Nouvelle-Aquitaine, Région Nouvelle-Aquitaine, ADEME (Clim'Agri), AREC, ATMO Nouvelle-Aquitaine, Alec, SER, AFPAC, AFGNV, Observ'Er, Gestionnaires de réseau de transport et de distribution d'électricité et de gaz

Mise à jour : février 2020 (données novembre 2019)

Répartition par énergie : un poids important des produits pétroliers

Le mix énergétique régional est dominé par les produits pétroliers (42 % en 2018). Le poids du secteurs des transports, quasi-exclusivement dépendant de cette énergie, explique l'importance de ces consommations.

Historique de la consommation d’énergie finale par secteur ou par énergie

Sources : SDES, DREAL, DRAAF, ADEME Nouvelle-Aquitaine, Région Nouvelle-Aquitaine, ADEME (Clim'Agri), AREC, ATMO Nouvelle-Aquitaine, Alec, SER, AFPAC, AFGNV, Observ'Er, Gestionnaires de réseau de transport et de distribution d'électricité et de gaz

Mise à jour : février 2020 (données novembre 2019)

Le léger recul de la consommation énergétique à climat réél observé depuis 2005 est une tendance globale marquée par une évolution « en dents de scie » sur les dernières années. En 2009, la baisse de la consommation est directement liée à celle observée sur le secteur industriel, due au repli économique. En 2010, 2011 et 2014, ce sont les conditions climatiques qui ont eu pour effet de tirer à la hausse, puis à la baisse, la consommation énergétique régionale. Il s’avère, en effet, que 2010 se place parmi les années les plus froides depuis 1975, tandis que 2011 et 2014 figurent parmi les années les plus chaudes depuis le début du XXIe siècle. Sur les 2 dernières années, les douceurs hivernales ont nettement réduit les besoins de chauffage dans les bâtiments, ce qui explique la majeure partie de la diminution de la consommation énergétique depuis 2016.

Analyse par secteur : une baisse généralisée, à l’exception du tertiaire et du transport de marchandises

À climat réel, la tendance observée sur la consommation régionale entre 2005 et 2018 cache un bilan plus contrasté entre les différents secteurs : les consommations énergétiques associées aux transport de marchandises ont augmenté depuis 2005, conséquence de la hausse du trafic de poids-lourds, tandis que celles du secteur tertiaire sont globalement stables. Tous les autres secteurs voient leurs consommations énergétiques diminuer, le secteur industriel étant celui pour lequel cette baisse est la plus marquée (baisse de l’activité industrielle, efficacité énergétique), et ce malgré le rebond observé en 2016.

Analyse par énergie : une baisse des énergies fossiles, une hausse de l’électricité et des énergies renouvelables thermiques

Le mix énergétique pour satisfaire les besoins de la consommation régionale s’est diversifié depuis 2005 : il est toujours dominé par les produits pétroliers, mais le poids de cette énergie dans le mix énergétique en 2018 est en recul de 6 points par rapport à 2005. Le poids du gaz dans le mix énergétique recule également, de 3 points sur les 13 dernières années, et de façon significative dans l’industrie et le résidentiel. Inversement, l’électricité et les énergies renouvelables thermiques progressent (+ 2 points et + 6 points), notamment dans le résidentiel et le tertiaire. Le bois-énergie bénéficie d’un intérêt globalement constant de la part des particuliers, et plutôt croissant de la part des secteurs de l’industrie et du tertiaire (installations automatiques au bois déchiqueté et au bois granulé). La part des biocarburants et des autres énergies augmente sensiblement du fait de la hausse des taux d’incorporation dans les produits pétroliers et du développement des réseaux de chaleur.